18 juillet 2008
Charte pour le renouveau
CHARTE
POUR LE RENOUVEAU
Le
moins que l’on puisse dire, c’est que le PS et la gauche peinent à défricher un
nouveau chemin.
Empêtrés
dans les querelles d’hier, impuissantés par celles de demain, le PS et la
gauche ne trouvent pas le ton juste entre préjuger d’hier et renoncement à
demain.
Les
couches moyennes se pau-périsent, les salariés se préca-risent, les exclus le
sont chaque jour un peu plus, chacun galère comme il peut. La gauche, elle,
semble rater le rendez-vous de l’espoir.
Le
PS a besoin d’une nouvelle donne, d’un nouveau souffle, de perspectives
nouvelles.
Le
congrès du principal parti de la gauche, le PS, peut être une chance mais on
sombre pour l’instant dans la fragmentation : 21 contributions générales,
ce n’est pas le meilleur signe de bonne santé. Le PS consume son énergie dans
un jeu de « Rubiscub » improbable pour des lendemains incertains. Il
est urgent de tra-vailler à la recomposition du PS. Il est nécessaire de bâtir
une nouvelle majorité pour imposer le renouveau.
Le
PS ne peut s’embarrasser de faux débats. Parti de gouver-nement, il sait que
l’on ne peut distribuer que si l’on produit. Il sait ainsi que la dette est
l’ennemie de la redistribution. Il est unanime pour travailler à l’égalité
réelle. Il est unanime pour le développe-ment durable. Il a, dans la mon-dialisation, obligatoirement l’Eu-rope
comme cœur de son projet.
Mais
la vraie question qui doit requérir son imagination est la nouvelle question
sociale. Les vrais défis sont ceux de la nouvelle phase de la
mondialisation : la crise financière, la crise éner-gétique, la crise
alimentaire.
La
gauche ne peut reconstruire son dessein que si elle mobilise son énergie sur
les réponses à ces questions. Le PS n’est pas un parti comme les autres. Son
but n’est pas le pouvoir présidentiel pour le pouvoir mais la domestication
éco-logique et sociale de l’économie de marché.
Le
but du congrès ne peut être donc la
désignation du candidat à l’élection présidentielle, ni la recon-duction des
mêmes équipes. Il faut changer ! Il faut muter !
A
problèmes nouveaux, majorité nouvelle mais aussi modes de tra-vail renouvelés.
Le
PS a besoin d’une grande mu-tation pour bâtir l’alternative et réunir les
gauches. Il ne peut en rester à l’immobilisme délétère et à la
présidentialisation mortifère.
Pour cela il faut
bâtir une nouvelle majorité du PS autour d’idées simples :
Ò
Face à la présidentialisation :
¬ Des primaires organisées par
le PS.
Ò
Face à l’immobilisme :
¬ Des réponses claires aux
Français, tranchées par les adhérents en conventions thématiques.
¬ La préparation du nouveau
programme commun de la gauche.
¬ La perspective du parti de
toute la gauche.
Face à la reconduction des mêmes équipes :
¬ Une nouvelle gouvernance du PS
rajeunit et solidaire, ramassée.
¬ Un leadership de
travail : travailler les réponses, travailler avec les acteurs sociaux,
travailler avec nos partenaires.
¬ Une nouvelle animation
nationale du parti : retour des responsables au militantisme de terrain,
meetings, réunions, débats, campagnes nationales.
¬ Un nouveau parlement du parti,
votant sur le rapport d’activités, le rapport financier et l’orientation. Un
nouveau parlement qui ait la maîtrise, le contrôle et l’impulsion de la vie
collective des socialistes.
la charte de Jean-Christophe Cambadelis
Cher(e) ami(e),
Nous partageons la
même volonté de construire une nouvelle majorité. Nous ne faisons pas de la candidature
de l’un des nôtres au poste de 1er secrétaire, un préalable. A ma
connaissance personne ne l’a fait. Depuis le 18 mai dernier et notre résolution
unanime, nous voulons travailler avec Arnaud Montebourg et Martine Aubry.
Nous savons tous
que Martine Aubry est la plus proche de nous. Nous avons tous perçu dans
le texte de Gérard Collomb des préoccupations en résonance avec les nôtres.
L’élargissement est nécessaire, nous le ferons.
Oui au dialogue
avec Martine Aubry et bien sûr Gérard Collomb, voire d’autres, sur la base de
nos principes.
Non au congrès pour
rien ou à l’affrontement des présidentiables.
Nous n’avons pas
vocation à nous subordonner à qui que ce soit. Nous avons en tête au-delà de ce
congrès de gagner la présidentielle, même si nous savons que le socialisme ne
se réduit pas à cela. Nous voulons
contractualiser et si possible gagner, pas seulement pour nous-mêmes, mais
surtout pour le Parti socialiste. Nous savons que se joue en ce moment une
partie de l’avenir du Parti socialiste. Et nous voulons aborder ce moment avec
la hauteur de vue nécessaire. De grâce ! Laissons à la rue de Solférino
combinaisons et anathèmes pour maintenir les mêmes en place.
Tentons donc de construire vite les rassemblements qui
s’imposent avec Martine Aubry, voire avec Gérard Collomb, puis bâtissons un rassemblement
majoritaire !
JCC
Moscovici en campagne
Pierre Moscovici était mercredi à la Fabrik Théâtre pour présenter la contribution dont il est le 1er signataire.
Photo Jérôme Rey
Pierre
Moscovici (PS) était mercredi à 17h30 à la Fabrik Théâtre en guise de premier
signataire de la contribution "Besoin de gauche", l'un des courants
candidats pour succéder à François Hollande à la tête du parti socialiste en
novembre2008.
Accompagné de l'ex-maire de Strasbourg Catherine Trautmann, Pierre Moscovici
s'est adressé à un parterre de sympathisants avignonnais et vauclusiens parmi
lesquels Claude Haut, président du conseil général ou Jean-François Lovisolo,
secrétaire départemental du parti socialiste. Pierre Moscovici a expliqué
pendant près d'une heure qu'il "souhaite une conquête du parti
socialiste" et "une reconquête de la France".
Pourquoi ? Parce qu'il estime que "nous vivons dans une société
d'indignité", dans laquelle se manifeste "un besoin de gauche
mondial". Sa question : "Quel est le meilleur chemin pour
l'emporter en 2012 ?".
Pour lui, "le PS a une culture de diversité, pas aligné derrière un
chef unique" et la lecture de Ségolène Royal et Bertrand Delanoë est
fausse. Il se base sur "un responsable qui ne sera pas candidat en
2012", sur "un nouveau modèle de développement à la fois
économique et écologique" et sur l'union européenne.
