Le blog de la Gauche du Réel à Maisons-Alfort

blog de la Gauche du Réel à Maisons-Alfort

27 novembre 2008

Une intéressante fable...... !

http://wordpress.bloggy-bag.fr/?p=150

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Moscovici "DEVOIRS" - "Il faut savoir terminer un congrès"

Lisez le texte de Pierre, à la suite de cette semaine difficile pour le PS, qui restera marquée par la discorde mais aussi par l'ambition d'une femme, qui ne supporte pas la défaite.

Ecoutez ce que dit le sage Moscovici.

DEVOIRS_BdG_26_11_2008

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25 novembre 2008

LE PS appelle au rassemblement

Nous militants socialistes, nous adressons à tous nos camarades pour qu'ensemble nous tournions ce parti vers sa mission historique : la défense des opprimés et la transformation de la société.

Lors du congrès de Reims, nous avons choisi une orientation et il nous reste à désigner une direction. Les votes ont exprimé l'exigence d'un renouvellement courageux et d'un ancrage à gauche.

Depuis vendredi, Martine Aubry a été élue première secrétaire du Parti socialiste. La polémique enfle car les résultats sont contestés. Nous faisons confiance aux instances du Parti, celles-là même qui ont permis à notre organisation de fonctionner lors de nos congrès, du référendum interne ou de l'investiture pour l'élection présidentielle, pour résoudre les contestations et régler les conflits. Mais nous refusons de tomber dans le piège des procédures, car pendant ce temps, nous nous éloignons de la politique. Il n'y a pas si longtemps, on évoquait la nécessité pour le Parti socialiste de répondre aux crises qui secouent le monde. Ce monde nous regarde et il se rit de nous.

Nos ennemis ne sont pas les camarades qui ont soutenu une candidate qui a perdu mais la droite qui se réjouit du spectacle que nous donnons gratuitement et à guichets fermés.

Puisque notre parti est notre propriété collective, nous voulons qu'il soit à la hauteur de son histoire et des attentes que des millions de personnes nourrissent encore pour la gauche. Nous avons besoin d'une direction rassemblée et de dirigeants solidaires pour mettre en place immédiatement la rénovation du PS et conduire l'opposition dans la bataille contre la droite et préparer l'alternative.

Les défis européens, sociaux et économiques, il nous faut les relever. Maintenant, tous ensemble !


http://www.ps-rassemblement.net/index.php

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17 novembre 2008

Le mot de Pierre Moscovici 17 novembre 08

17 novembre 2008

C’EST UN GRAND TORT…

Le Congrès de Reims s’est conclu sur un échec retentissant, il s’est achevé sans que se dégage une orientation politique majoritaire, sans synthèse, après s’être déroulé dans la tension. Je ne vais pas revenir ici sur le film : vous avez suivi, heure par heure, la dramaturgie de cette catastrophe annoncée – relisez, si vous le voulez, mes derniers posts – et ce forum témoigne de votre passion, de vos inquiétudes, que je partage. Le Parti socialiste est en crise, il a montré aux Français sa face sombre, au moment où Sarkozy paradait au G20 – une rencontre d’ailleurs moins fructueuse qu’il ne l’espérait et ne l’a dit. Saurons-nous nous ressaisir ? L’enjeu de la semaine qui s’ouvre, décisive pour l’avenir de la gauche, est là. Je veux plutôt revenir sur les causes de ce désastre, et expliciter ma position sur les choix qui nous attendent.

« C’est un grand tort que d’avoir raison trop tôt » : c’était le titre des mémoires d’Edgar Faure, emprunté je crois à Turgot. Élu franc-comtois comme lui, je reprends aujourd’hui à mon compte cette formule. Car, reconnaissez-le, je vous ai décrit, jour après jour, la mécanique perverse d’un Congrès d’échec. À cela, je vois trois raisons principales. La première tient à nos « institutions », nos règles. Celles-ci superposent un parlementarisme absolu – la proportionnelle intégrale pour l’élection de nos instances – tel que celui de la IVe République, et le présidentialisme total – le vote des militants pour désigner le premier secrétaire – sur le mode de la Ve. Cette combinaison détonante porte le double risque de la fragmentation et de la division : nous pouvons, après Reims, avoir les deux. Deuxième cause, liée : la tentation de la présidentialisation du parti. J’avais prédit que celle-ci, dans un contexte où s’affrontaient plusieurs personnalités fortes, mais dont aucune ne fait naturellement l’unanimité, ne pouvait que déboucher sur un choc violent et nullement conclusif : quel que soit le résultat de vendredi, le match continuera. En attendant, cela ne facilite pas la remise au travail collectif pour laquelle j’ai tant milité. Troisième facteur, enfin : l’irresponsabilité de certains dirigeants, qui ont poussé à ce choc absurde. On comprendra que je sois plus particulièrement critique à l’égard de ceux qui ont cassé sciemment, méthodiquement, la famille sociale-démocrate qui aurait pu, unie, jouer un rôle central dans ce Congrès. Mais foin du ressentiment : c’est une impasse générale qui a abouti à la triste fin, que vous connaissez, de la commission des résolutions du Congrès de Reims.

Alors, que faire ? J’ai été, vous le savez, un acteur très sollicité de ce Congrès. Je me suis efforcé d’y jouer un rôle stabilisateur, j’ai été évoqué ici et là comme une solution, j’ai refusé de choisir entre le « TSS » et le « tout pour Ségolène ». La motion A ne sera pas présente dans le vote qui vient : Bertrand Delanoë n’a pas souhaité ajouter la confusion à la confusion, et vivre une nouvelle épreuve face au risque d’une coalition hostile, je le comprends. Mais cette situation est pour nous délicate, indéniablement, car dans ce Congrès, il était notre candidat, le seul. Comment affronter cette passe difficile ? J’ai, pour cela, trois convictions. D’abord, je ne souhaite pas - après en avoir parlé avec liberté et amitié à Bertrand, qui admet ma position comme j’accepte la sienne - donner de consigne de vote. Je demande que ce soit compris et respecté. C’est pour moi le résultat logique de ce dur week-end. En effet, si un choix, plutôt qu’un autre, s’était dégagé avec netteté, le Congrès de Reims se serait conclu autrement, et nous aurions participé à une majorité ou à une autre. Je voterai, bien sûr, je choisirai au premier tour, j’éliminerai au second – en fonction aussi, d’ailleurs, de ce que diront les candidats cette semaine. Que chacun le fasse en son âme et conscience, à partir de ses analyses et engagements, sans condamner celui qui ne pense pas comme lui : c’est ce que je suggère à tous ceux qui veulent bien m’écouter, me suivre parfois. Mais attention, ce vote ne peut pas, ne doit pas signifier la fin de la motion A. Celle-ci, dans un parti qui peut connaître une période de convulsions et d’instabilité comparable aux lendemains du Congrès de Rennes, doit, au-delà des choix différents de chacun sur le Premier secrétaire, rester un pôle de cohérence, de stabilité, un repère pour les militants et pour les Français. Elle doit donc, absolument, rester unie, dans les fédérations et à l’échelle nationale, vivre, contribuer au bon fonctionnement du parti. Cela a une conséquence : si nous n’avons pas de consigne de vote collective cette semaine, nous devrons, après qu’un(e) Premier(e) secrétaire ait été élu(e), être pour lui, ou elle, des partenaires exigeants, qui ne renoncent à aucune de leurs idées, de leurs conceptions du parti. Nous ne pouvons pas, ne devons pas être dans l’abstention récurrente, dans l’abstinence, faire la grève du parti.

Vendredi au plus tard, le PS aura un leader, légitime mais fragile, mais il n’aura pas de direction. Il nous reviendra, alors, d’être les avocats de ce qui aura le plus manqué dans ce Congrès terrible : l’attachement à l’unité des socialistes, le réformisme conséquent, la cohérence des comportements. C’est ce pourquoi je me bats depuis des années. C’est ce pourquoi j’ai milité – non sans succès et sans audience, je l’ai mesuré tout au long de ces trois jours à Reims, mais sans convaincre tout à fait - depuis 2007. C’est ce pourquoi je vais continuer à me battre, avec mes amis de « Besoin de gauche », qui possède désormais une vraie représentativité dans les instances du parti, et dans le cadre de la motion A. La politique est une longue patience : j’en ai, je suis combatif, et je n’ai pas peur de l’ascèse. Je ne renonce pas à avoir, finalement, raison… à l’heure.

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Delanoë appelle à voter AUBRY

Cher-e camarade,

Le congrès de Reims n’a pas permis à notre Parti de s’unir autour d’une ligne politique majoritaire. Je le regrette profondément tout comme je regrette l’image que nous avons offerte aux Français. Pour notre part, membres de la motion A, nous souhaitions un rassemblement avec les motions D et C dont nous aurions voulu déduire une candidature. En dépit de nos efforts réels et sincères, cela n’a malheureusement pas pu aboutir.

Plus que jamais, nous considérons que les Français ont besoin d’un instrument capable de proposer des réponses opérationnelles à leurs souffrances sociales, à leur perte de confiance et de repères, et à ce qu’ils éprouvent face à une politique gouvernementale brutale et injuste.

Notre responsabilité est donc immense. Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s’exprimer, par son vote, sur ce qui est l’enjeu décisif de ce scrutin, comme l’ont démontré les principaux discours prononcés à Reims : l’identité même du Parti socialiste.

Au nom de mes convictions politiques, j’ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j’appelle à voter massivement en sa faveur.

J’entends, à l’avenir, défendre plus que jamais, les principes qui fondent mon engagement, au service d’une efficacité de gauche : un projet progressiste, écologiste, dédié à la justice sociale ; un idéal européen assumé, qui nous conduise à travailler, vraiment, avec nos amis sociaux démocrates afin de trouver ensemble un débouché de gauche à la crise actuelle ; une stratégie d’alliances claire, qui implique de s’ouvrir à toutes les formations de gauche, mais à rejeter l’ambiguïté d’alliances avec un parti qui se refuse à différencier la droite de la gauche.

Dans les circonstances graves qu’affrontent notre parti et notre pays, il faut choisir.
De ce vote dépend manifestement l’avenir et la conception même du Parti socialiste.

En toute amitié, mais avec l’intensité liée à ce moment, je souhaite te convaincre de voter au nom d’une certaine idée du socialisme.

Bertrand Delanoë

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15 novembre 2008

Lettre de Delanoë à Ségolène

Chère Ségolène,

Je te remercie pour ta lettre du 12 novembre. J’apprécie l’attention que tu portes aux attentes que j’ai exprimées au nom de nos camarades de la motion A.
Je souhaite donc te répondre à mon tour, en toute franchise, pour contribuer à un congrès utile aux Français.

Sur la cohérence entre les déclarations faites dans l’opposition et leur mise en œuvre effective une fois de retour au pouvoir, je suis sensible à l’articulation que tu établis entre capacité d’indignation et propositions crédibles, même si la « radicalité » que tu évoques a souvent, par le passé, conduit à des engagements difficiles à tenir dans les faits. Je crains d’ailleurs que l’exemple que tu cites, celui des interdictions de licenciements, n’illustre un tel écueil si nous n’y prenons garde.

Sur la social-démocratie, notre différence ne porte peut-être pas seulement sur les mots et j’en suis d’autant plus étonné que lors de ta campagne présidentielle tu te référais à juste titre au modèle scandinave. Aujourd’hui, dans ta lettre, tu qualifies la social- démocratie de « très insuffisante » après l’avoir tenue récemment pour « périmée », sans dessiner pour autant une alternative véritablement identifiée à ce stade. En effet, la social-démocratie prône, sauf erreur de ma part, l’intervention de la puissance publique dans l’économie de marché, ainsi que l’établissement d’un rapport de forces au nom de la justice sociale. Elle affirme le rôle de l’Etat, et pas seulement, dans une perspective redistributive, ce qui nous conduit à proposer, dans notre motion, le concept « d’Etat prévoyant ». La crise mondiale a d’ailleurs illustré la pertinence d’une telle vision, confrontant de fait, les socialistes à un défi décisif : rendre désormais cette démarche applicable à l’échelle européenne. Je ne vois d’ailleurs aucune autre méthode susceptible de donner une réponse de gauche à la récession actuelle. Dans ces conditions, plutôt que d’évoquer ce dessein au passé, je crois plus pertinent que jamais de renforcer le dialogue et le partenariat avec nos amis sociaux démocrates européens, au nom d’un nouveau modèle de développement.

Sur l’Europe précisément, la franchise m’oblige, à la lecture de ta lettre, à t’avouer une forme de déception. L’engagement européen est indissociable de l’idéal socialiste. Nous devons le mettre au cœur de notre projet, et d’abord, l’affronter avec lucidité et avec conviction. La motion A défend l’idée d’une véritable Europe politique, dotée d’institutions solides, d’un Parlement souverain, avec une Commission responsable devant lui. C’est ainsi que nous nous donnerons les moyens de construire enfin l’Europe sociale. Nous portons également l’idée d’un emprunt européen pour l’innovation, la recherche et l’aide aux PME. Bien sûr, il faut que l’Europe change, et notamment qu’elle donne plus de place à la solidarité. Mais pour cela, nous devons nous entendre sur quelques principes clairs en-dehors desquels l’Europe n’aura, pour ses citoyens, ni efficacité, ni réalité.

Sur la conception même du PS, en mettant en garde contre le risque d’un parti de supporters, nous avons voulu exprimer la conviction que notre parti doit être un lieu d’échanges, de débat et de réflexion, un espace qui offre de vrais repères idéologiques, non seulement à ses adhérents, mais aussi aux Français eux-mêmes. Nous pensons qu’il faut l’ouvrir à toutes les forces de la société, syndicales, associatives, militantes, ainsi qu’aux autres partis progressistes européens et mondiaux. Quant à la question des cotisations, il faudra sans nul doute en améliorer le fonctionnement actuel, mais dans le respect d’un principe auquel nous sommes attachés, celui de la progressivité.

Sur les alliances, nous devons être parfaitement clairs. La position que nous avons exprimée est d’autant moins un prétexte, que je l’ai personnellement mise en œuvre à Paris. C’est à nos yeux l’identité même du PS qui est en jeu, ainsi que notre devoir collectif de combattre l’idée pernicieuse selon laquelle la gauche et la droite, cela reviendrait au même. Une alliance avec le MODEM, dont le succès, soit dit en passant, passe par notre échec et par conséquent par le prolongement d’une telle confusion, nous semble donc non seulement inappropriée mais dangereuse.

En somme, face aux enjeux qui nous attendent et dont la crise financière accentue terriblement l’urgence, notre approche et nos réponses traduisent des différences qui n’ont rien de médiocre et dont je suis heureux que nous puissions les confronter sereinement. Et ce constat ne retire rien au fait que socialistes, nous sommes résolument engagés dans un combat commun contre la droite et la politique brutale qu’elle conduit actuellement.

Te renouvelant mes remerciements pour la lettre que tu m’as adressée, et m’inscrivant pleinement dans cette logique d’échange, je te prie de recevoir, chère Ségolène, l’assurance de mes sentiments bien cordiaux.

Bertrand Delanoë.

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11 novembre 2008

Declaration de Bertrand Delanoë

Cher-e camarade,

Je te prie de trouver ci joint une dépêche reprenant les déclarations de Bertrand Delanoë à l’AFP à la suite des rencontres et prises de contacts qu’il a eues, au cours des dernières heures, avec les représentants d’autres motions, notamment Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon.

À quelques jours de notre congrès de Reims, Bertrand Delanoë s’y exprime sur les discussions qu’il mène avec les autres motions sur le fond, à partir des positions de la motion A, pour doter le parti socialiste d’une ligne politique claire et durable, aussi bien sur l'orientation, que sur la nature du parti, sa stratégie et les alliances, ligne qu’il conviendra de faire vivre pendant trois ans.

Tous nos efforts vont se poursuivre dans ce sens au cours des prochains jours .

Amitiés socialistes,
Harlem Désir

Delanoë (PS): une ligne politique claire et "durable", condition d'un accord
Paris, 11 nov 2008 (AFP) - Bertrand Delanoë a déclaré mardi qu'il mettait "de côté toutes les questions de personne" dans les discussions entre motions avant le congrès socialiste de Reims, pour ne parler que "du fond" et de l'exigence d'une ligne politique "claire et durable".

"Je parle avec Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon", dans "un climat serein et humainement agréable", a déclaré à l'AFP le maire de Paris (motion A, 25% des voix PS), à trois jours du congrès.

Ses conditions pour un accord? "Je ne me mets pas dans une situation de condition sine qua non, mais de responsabilité, pour que les Français aient à leur disposition un instrument politique qui s'appelle le PS, avec une ligne claire et tenable dans la durée".

"Donc, je mets de côté toutes les questions de personne, je ne parle que du fond", a-t-il assuré.

Cette orientation, "il faudra la faire vivre pendant trois ans", a insisté le maire. "L'efficacité de gauche", selon lui, c'est "ne rien proposer dans l'opposition que l'on ne puisse mettre en oeuvre en responsabilité gouvernementale".

Deuxième "urgence": "le socialisme du XXIe siècle est nécessairement écologiste".

Troisième "urgence: nous souhaitons un projet de gauche pour l'Europe", que "nous ne pouvons élaborer qu'avec les forces progressistes européennes, en particulier les sociaux-démorates", a-t-il souligné.

Mme Royal avait qualifié de "périmé" le modèle social-démocrate.

Enfin, "extrêmement attaché" au PS, M. Delanoë entend qu'il "ne soit pas qualifié de vieux parti: c'est lui qui nous a donné les victoires de 1981, 1988, 1997". Il "doit changer, mais l'aimer, lui être fidèle n'est pas être tenant d'un vieux parti".

Il faut qu'il "reste un parti de militants, citoyens engagés qui pensent, débattent, décident", a poursuivi M. Delanoë. La cotisation "n'est pas une taxe. C'est un acte volontaire, qui ne doit pas être dissuasif, mais progressif" selon les revenus.

Mme Royal veut une réduction forte des cotisations des adhérents.

Sur les alliances, "on élabore un projet de gauche avec toutes les formations qui se reconnaissent de gauche et veulent gouverner et on le propose aux citoyens dans la transparence avant le premier tour", a résumé M. Delanoë, excluant toute "alliance avec une formation politique qui considère qu'il n'y a pas de diférence entre droite et gauche", allusion au MoDem.

Interrogé sur l'affirmation par un proche de Ségolène Royal, qu'elle s'apprête à briguer la tête du parti, M. Delanoë a répondu: "elle n'a rien dit officiellement. Il serait incorrect de commenter".

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09 novembre 2008

RESULTATS DES ELECTIONS AU NIVEAU NATIONAL

Voilà les résultats par fédération au niveau national.

recap_resultats_FD

SI l'on analyse les résultats au niveau de notre département, on voir que la Motion A (celle que nous défendons) est arrivée en tête avec près de 35 % des voix et remporte 3 sièges.

L'on constate également qu'il y a un fort taux d'abstention des militants (45 %) ce qui est énorme pour une telle élection !

On constate enfin qu'il n'y a qu'un peu moins de 4000 voix d'écarts entre la motion A (qui arrive en seconde position au niveau national) et la motion E (celle de G. Collomb, et non pas de Ségolène Royal comme on l'entend trop souvent dire, par les journalistes mais aussi par elle-même !  Profiter de cette avance pour vouloir à nouveau être candidate au poste de premier secrétaire, après avoir dit qu'elle ne le serait pas, (de peur de se prendre une gamelle, quel courage !!)). Bref, il n'y a que 4000 voix entre les deux listes, soit à peine 2 % des militants (si l'on considère la totalité des militants).

Donc, rien n'est joué, et nous espérons que Delanoë ne se retirera pas et ne cédera pas sa place.

Cela dit, le dernier constat que nous faisons est que l'abstentionnisme parisien est abyssal : 2/3 des parisiens ne se sont pas donné la peine d'aller voter (sans doute croyaient-ils que leur maire allait passer haut-la-main et que ce n'était donc pas la pein de se déplacer??) ou alors n'ont pas  voulu choisir et ont laissé les choses se faire (comme l'une de mes amies SD, qui a voté "blanc", donnant ainsi un blanc-seing à la liste arrivée en tête).

Bref, je suis certaine que les militants ne veulent pas de ça, et veulent vraiment que Bertrand soit le Premier Secrétaire du Parti, ou Pierre Moscovici (son principal adjoint) ce qui aurait de la gueule car alors le PS serait vraiment renouvelé !

Clara, une militante

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07 novembre 2008

Un communiqué de Bertrand Delanöe suite au vote des militants

Ce soir, le parti socialiste a vécu un moment fort de démocratie.

Je veux saluer tous les militants qui se sont exprimés, quelle que soit la motion qu’ils ont choisie et tout particulièrement ceux qui ont soutenu la motion A.

Au nom des convictions que nous partageons, je crois plus que jamais indispensable de servir l’ambition d’un grand Parti socialiste, authentiquement de gauche, doté d’un projet crédible pour construire enfin une alternative politique gagnante dans notre pays.

Cela implique l’affirmation de principes et de convictions solides et constants : l’efficacité de gauche au service de la justice sociale, l’exigence écologique et l’engagement européen. Pour y parvenir, nous devons faire du PS un vrai parti de militants, fidèle à son histoire, ouvert sur la société et suffisamment fort pour s’imposer comme le pôle central d’un rassemblement de toutes les forces progressistes de notre pays. Cela exclut toute perspective d’alliance avec un parti qui ne s’assumerait pas clairement de gauche.

Notre responsabilité collective est considérable : face à la politique brutale et inconséquente de la droite, notre pays a besoin d’un PS déterminé à proposer un autre chemin aux Français. En effet, le congrès de Reims doit permettre de rétablir la ligne entre les socialistes et nos concitoyens et marquer la fin de la spirale de nos défaites nationales.

Bertrand DELANOE

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résultats du vote des militants à Maisons-Alfort du 6 novembre 08

Chers camarades, sympathisants et citoyens,

Voilà les résultats pour la section de Maisons-Alfort.

Sur 79 inscrits, 36 ont voté (soit 45, 55 %). Les voix se répartissent comme suit :

Motion A = 19,4 %
Motion B = 8,3 %
Motion C = 13,8 %
Motion D = 25 %
Motion E = 30,5 %
Motion F = 2,7 %

Merci à tous les militants qui se sont déplacé pour voter, et merci à tous les représentants des motions.

Dominique

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